Journal de bord – En route, mauvaise troupe !

Salut Internet,

Si j’en crois les dires de mes “chers et tendres” camarades de jeu, il semblerait que le dossier “Journal de bord / Historique / J’vous raconte leur vie de gré ou de force” mérite d’être un tantinet moins… au point mort. Eux et leurs “petites exigences” j’vous jure ! M’enfin, si ça peut les aider à se sentir vivants, soyons fous, allons-y pour un 2ème épisode de “Drakona : Moi, ma vie, mon combat”.

À vos plaids… Chocolats chauds parés… Silence plateau… Caméra 1, ça tourne, fondu sur sépia-flashback moooode, vers l’infiniiii et… et l’hiver 2015.

 

2015

Si la fin d’année 2014 et sa légère déconvenue “Lyon Start-upesque” pourrait avoir entamé le moral des troupes, c’est sans compter sur leur ténacité légendaire (au bas mot). Hargneuses les sales bêtes ! Et puis le constat n’est pas si amère… voyons ça comme une bonne opportunité de conclure que Book-Station n’a définitivement pas le profil d’un “produit Start-up”.
La formule aurait pu donner un bel élan, mais probablement au prix de leur indépendance tant idéologique que financière… une concession qui n’a jamais franchement fait partie des options.
En plus, à ma grande surprise, eux ne le sont pas tant que ça (surpris j’entends). En réalité ils ont déjà plus ou moins anticipé cette situation (à croire qu’ils essaient de prouver qu’ils peuvent se passer des moi, les bougres…), alors qu’à cela ne tienne, même pas peur, on ne se laisse pas abattre et on passe à la phase 2 !

Pour vous la faire courte, les voilà à m’annoncer du haut de leurs petits yeux brillants que, plutôt que de risquer d’y laisser des plumes, ils choisissent de donner son temps au temps (le lièvre, la tortue, tout ça…), histoire de préparer le terrain comme il se doit. Ils appellent ça “une approche plus stratégique”. Admettons…
La marche à suivre selon eux ? Écumer les internets ! Ou plus concrètement, créer Drakona (leur propre entreprise de développement web), pour assurer les arrières et continuer, en parallèle, à développer leur préci… cher et tendre projet !

Si le développement s’annonce nécessairement plus long, ils ne seront pas dépendants de la réussite de ce dernier pour survivre (vu que pour les humains, manger semble vital).
Et puis, faisons de la vie un verre à moitié plein ! Aller moins vite, c’est aussi donner du temps au concept pour mûrir. Du temps pour réfléchir, tester, aller à la rencontre des principaux concernés et mieux cerner les besoins de chacun.  

 

Bon ok, cool… ils ont trouvé comment rester à flot… mais encooore ?! Mais encore, mais encore… mais encore c’est parti mon kiki !!
C’est qu’ils rencontrent même un certain succès, sous leur nouvelles couleurs de flibustiers même pas sanguinaires. Si bien que, dès le mois de mars, les voilà parés à se lancer vraiment dans l’aventure ! En perspective, poser les bases de Book-Station : un genre de site internet, visant à promouvoir la culture littéraire, et puis les gens aussi… ou truc comme ça.

 

Ça reste flou, ça, Otto… Figurez-vous que j’leur ai fait la même remarque  et que… croyez-moi si vous voulez, mais ils m’ont carrément répondu !!
Ça devait donner quelque chose comme : “Alors en fait, on pensait aller prendre la température du côté de l’imaginaire. Non parce que c’est une branche de la littérature plutôt ouverte aux nouvelles technologies et que… et qu’en plus c’est ce dont on est les plus friant donc…” … Bref, ils m’ont répondu !

 

C’est dingue ce que tu aimes te faire prier. Bon, et ils l’ont rencontré où, cet “imaginaire” ?!
De “Trolls et Légendes” (festival fantasy belge) en avril, aux Imaginales (Épinal) le mois suivant, Rémi et Nicolas foncent toutes voiles dehors dans le vif du sujet.
Comme prévu, ces événements s’avèrent être de très bonnes occasions d’échanger autour du projet avec les professionnels du milieu, de recueillir des impressions, des avis, des conseils… et surtout revenir avec une montagne de grain à moudre.
J’admets que c’est intéressant mais… quand même, quelle drôle d’idée de mettre les pieds dans des endroits pareils ? C’est vrai quoi, c’est plein d’humains ! J’ai donc préféré rester pour… m’occuper des plantes.
À en croire leur sourires béats, l’accueil semble donc avoir été plutôt bon, mais la route est encore longue. Si le concept fait son petit bonhomme de chemin et que les idées fusent, il reste encore à définir un véritable plan d’action.

Pas mal conscients de leurs forces, mais surtout de leurs faiblesses, c’est logiquement au cours de cette période qu’ils décident de recruter du sang neuf.

Jusqu’alors, ils pouvaient compter sur le soutien avisé de celui qu’ils aiment à appeler “le conseiller de l’ombre”, un certain Mathieu Rivero… ça vous dit quelque chose ? Ah ! Je préfère ça… (non parce que c’est pas rien quand même !)
Fort de sa casquette à visières multiples, son regard d’auteur, correcteur, traducteur s’est avéré sacrément précieux.

Mais il est vite apparu qu’une grande question s’apprêtait à pointer le bout de son nez, une question clé, celle de la co-mmu-ni-ca-tion.

Aussi adorable que compétente (enfin ça c’est eux qui le disent, parce que croyez-moi, elle aussi c’est une humaine !), ce fut d’abord au tour de Kissline d’entrer dans la danse.
Sa mission : aider à établir une stratégie marketing en accord avec l’utopique vision de nos deux ambitieux flibustiers. Histoire de cadrer un peu tout ça quoi.

Dans le même temps, suite à une “grande révélation” à base de “Hey mais… ça serait pas une bonne chose que d’autres gens que nous en entendent parler… en fait ?!”, c’est à Estelle et à ses compétences de communicante/blogueuse littéraire de rejoindre le navire.
Pour elle, le défi consistait donc à faire en sorte qu’on parle du projet. Commencer à bâtir une communauté, travailler à la rédaction des contenus, assurer une présence active sur les réseaux sociaux, arpenter les salons en quête de potentiels partenaires… et autres joyeusetés du genre. Tout un programme !

Et parce que deux révélations valent mieux qu’une, alors que tout ça commence doucement mais surement à prendre forme, finit justement par se poser la question… ben la question de la forme du coup.
Oui parce que bon, si les pièces du puzzle s’assemblent à bon train côté mécanique, il faut bien admettre que dans l’état ça ne ressemble pas à grand chose.
Je crois qu’il nous faut un logo…
Heureux hasard ou nouvelle facette de leur plan diabolique, quelques mois auparavant ils avaient déjà eu l’occasion, pour le compte de Drakona, d’éprouver les compétences d’un drôle d’énergumène. Une sorte de spécialiste en coloriage… Tristan de son petit nom (mais tout le monde l’appelle Tristan).
Ah bah c’est bon en fait.

Voilà donc nos drôles d’oiseaux réunis, et fins prêts pour l’appareillage ! Bon, d’accord, à ce stade, le bateau s’apparente plus à un pédalo qu’au “Queen Anne’s Revenge”. Mais ça part de là, alors comme dirait l’autre… “Y’a plus qu’à !”

Bon, vous l’aurez compris, de mon point de vu, tout ça ressemble plus à une effroyable meute d’humains qu’autre chose mais… si on omet le fait que je vais en prime devoir me les coltiner, ça en deviendrait malgré tout presque intéressant. Anthropologiquement parlant tout du moins.
Enfin, j’ai quand même exigé la réalisation gracieuse d’un portrait à mon effigie, afin de rendre un hommage mérité à ma sublime présence (ce graphiste est même pas foutu d’être sculpteur…).

 

Quelle bonne idée, ce serait vraiment trop dommage de ne pas immortaliser le type à l’humilité débordante que tu es…
Ah, difficile de vous contred… attendez… !!!

Bon, et qu’est ce qu’il se passe ensuite ?
Rien que vos yeux malveillants ne méritent de lire. J’en ai fini avec vous pour aujourd’hui !

Et susceptible en plus… comme c’est chou.
Je ne vous entend même plus.

BON ! Bande d’ignobles petits ingrats que vous êtes…
Puisque c’est ça, vous n’avez qu’à imaginer la suite… ou poireauter jusqu’à que je décide de vous en dire plus… ou qu’on me somme de le faire.

D’ici là, je vous abandonne à des préparatifs forts en cotillons et autres bouts de gras, et… pardon ? Comment ça on est pas fin décembre ? Hmmm… intéressant…
Quoi qu’il en soit, si j’ai bon espoir que vous ne vous attachiez pas trop, je vous souhaite malgré tout que bien belle et voluptueuse soit l’année qui vous attend !

 

Otto le magnifique vous salue