[On a lu] Les chroniques de l’uniwers

Nicolas a lu le roman autoédité de Sébastien Capelle : Les chroniques de l’Uniwers.

Roman, Jeux vidéos, Monde virtuel, SF, Dystopie, Technologie, Western, Las Végas, Fée

 

Nicolas

Plutôt pas mal, quand même. Même franchement bien, puisque je l’ai dévoré ! Mais entrons dans le vif du sujet : dans un futur proche, l’arrivée d’une technologie permet de se connecter à un monde virtuel de manière totalement immersive. L’histoire est découpée en 3 parties, qu’on suit simultanément pendant la lecture (un chapitre pour chaque partie) :
1/ L’origine du monde et ses créateurs (le début)
2/ Les péripéties d’un flic qui évolue dans ce monde virtuel (le milieu)
3/ La vie d’une jeune fille évoluant dans le monde virtuel et qui va être amenée à en sortir (la fin)
Le découpage est très cinématographique (3 actes). On avance dans toutes les époques en même temps, ce qui permet de découvrir et de comprendre ce monde avec de plusieurs niveaux d’entrée. C’est haletant et prenant !

L’auteur a clairement une vision de l’humanité assez négative, ce qui est peut être le seul défaut du roman. Quand le monde virtuel apparaît (ce monde dans lequel tu peux t’imprimer et évoluer), seul le divertissement semble avoir de l’intérêt pour l’humanité qui perd toute notion des réalités et de l’empathie. Plus d’envie de découverte, de création en dehors de ce monde virtuel. Je trouve cette idée un peu trop caricaturale, surtout qu’elle amène une description assez cliché de la société imaginée par l’auteur (dans sa description du monde vidéo-ludique également). Alors que l’idée originale aurait pu tendre vers une utopie, puisque l’être humain est fondamentalement mauvais et égoïste c’est impossible. Je trouve que l’auteur tombe dans des clichés inhérents aux années 50-70 (à la manière d’Orwell) quand on a aujourd’hui des preuves de complexité humaine de son individualité. Mon réel reproche est le manque d’aspect politique derrière cet ouvrage.

En bref : l’écriture est juste, le sujet et le ton sont intéressants. L’auteur a les bases, l’univers et les personnages nécessaires à un roman mémorable. Cependant, il est dépourvu de l’aspect philosophique qui aurait apporter un grain de folie et de créativité, une remise en question, qui aurait fait de ce livre un grand roman. J’ai passé un très bon moment à le lire, mais il manque de fond.

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